L’idée de faire « la ville sur la ville » apparaît aujourd’hui comme une perspective de plus en plus crédible pour le développement urbain.
La crise du logement dans les grands centres urbains, les réflexions autour du développement durable et raisonnée et la volonté des acteurs publics de limiter la croissance et l’étalement urbain permettent de penser la ville verticale comme une alternative aux formes traditionnelles d’urbanisme.
Si la densification urbaine est un objectif majeur de cette nouvelle forme d’urbanisme, il s’agit également de favoriser le développement de nouvelles formes architecturales et de nouveaux espaces publics : jardins partagés, cinémas, salles de sports, terrasses, lieux de fêtes…
Les villes de New York, Chicago ou Hong Kong ont vu ainsi vu se développer de nouveaux espaces.
La réinvention de la ville par le haut est donc une opportunité pour créer de nouveaux équipements et répondre aux enjeux de mixité sociale, fonctionnelle et écologique.
Si cette alternative peut paraître séduisante, il existe toutefois des limites aux possibilités d’extension verticale de la ville. Contraintes techniques et réglementaires et conflits de voisinage ou d’usage dans les futurs projets peuvent constituer des obstacles au développement de cette forme d’urbanisme.
Pour en savoir plus :
Urbanews, Toi toi mon toit
Atelier International du Grand Paris, Construire sur les toits

La gare de Strasbourg - Une gare ouverte sur la ville RFF / CAPA / Lionel Charrier (TOMA)
Depuis bientôt deux cents ans, les gares font partie de notre quotidien. Tout au long du XIXe siècle, leur construction a accompagné le développement industriel et la croissance des grands centres urbains. Pensées comme des lieux de passage, les gares étaient alors des ouvrages monumentaux, symboles de puissance ferroviaire et de croissance économique. Aujourd’hui, elles sont davantage imaginées comme des équipements urbains structurants. Leur fonction ne se limite plus à permettre l’arrêt des trains, des voyageurs et des marchandises. Elles sont des ressorts de dynamisation et de requalification des territoires.
En se transformant en « lieu à vivre », parfaitement inséré dans son environnement, la gare du XXIe siècle devient bien plus qu’un équipement de transport : un véritable projet urbain, réfléchi collectivement. Choix de son implantation, définition de ses fonctionnalités, partis pris architecturaux… elle implique désormais un grand nombre d’acteurs dont les compétences doivent se conjuguer et se coordonner.
Lire la suite »

Le numéro 5 des Cahiers de la ville responsable vient de sortir !
Vous le trouverez dans les librairies spécialisées parisiennes, notamment à la librairie du Centre Pompidou, à la librairie de la Documentation française, à la librairie du Moniteur, à la librairie de la Cité de l’Architecture, etc.
Au sommaire du numéro :
Un grand dossier consacré à la gare de demain,
Un portrait de la Vendée avec l’interview de Bruno Retailleau, président du Conseil général de Vendée.
Un portfolio de Franck Landron sur les métros dans le monde,
Mais encore : comment sauver le commerce de proximité ? l’ouverture des données publiques, la ville sur le divan, l’utilisation des réseaux sociaux par les collectivités locales et les institutions,…
A suivre, sur le blog, et dans les prochains jours, des extraits de ce nouveau numéro…
La concertation publique est au cœur de l’action publique. L’avenir de l’école, le réseau de transport du Grand Paris, la définition des projets d’aménagement, la réforme des retraites, la mise en place d’un plan local d’urbanisme passent par une phase d’écoute et de dialogue largement annoncée.Les participants au débat ont-ils une influence sur la décision qui est prise ? Les parties prenantes y pensent et l’espèrent
La réalité est différente.
La concertation est un mot récent qui apparaît dans les dictionnaires seulement à partir des années soixante. Se concerter, ce n’est pas seulement consulter, prendre un avis mais « projeter de concert », construire ensemble. Or cette « co-construction » n’est pas une « co-décision ». Cette nuance est au cœur des difficultés de l’application des procédures participatives.
Lire la suite »
Il a fallu attendre la loi SRU puis son renforcement par la loi Grenelle 2, n°2010-788 du 12 juillet 2010, pour apporter une solution durable au développement du commerce.
Pour donner aux collectivités les moyens d’agir, la proposition de loi (PPL) relative à l’urbanisme commerciale va encore plus loin. Encore en débat, elle apparaît comme une révolution dans l’urbanisme commercial car elle placerait la responsabilité des élus au cœur des préoccupations en matière de développement commercial.
Elle prévoit la constitution obligatoire d’un DAC (Document d’Aménagement Commercial) qui serait intégré au SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale).
L’élaboration de ce document se baserait sur la réalisation d’une étude et d’une concertation entre les parties prenantes : élus, consommateurs, commerçants, etc.
Lire la suite »
The Center for Innovation, Testing and Evaluation, dit The Center, est une ville-laboratoire d’une superficie de 52 km2 qui devrait voir le jour aux Etats-Unis sur le modèle des villes moyennes américaines d’aujourd’hui.
Elle comportera des routes, des autoroutes, des habitations, des commerces, une banlieue, une zone rurale et des localités satellites de petite taille. Seuls les habitants en seront absents…
Pegasus Global Holdings, à l’origine de ce projet, en collaboration avec les autorités de l’Etat du Nouveau-Mexique, prévoit un coût de construction de 200 millions de dollars. Les études de faisabilité sont en cours depuis 2011 et un accord a déjà été signé avec le gouvernement fédéral. La ville devrait être construite dans le désert du Nouveau-Mexique, soit dans le corridor Albuquerque-Santa Fe, soit près de Las Cruces, à proximité de la frontière avec le Mexique et le Texas.
Elle sera conçue pour coller le mieux possible à la réalité de fonctionnement d’une vraie ville. Son objectif sera d’être un lieu de recherche et d’expérimentation à ciel ouvert. Ce lieu permettra de tester les infrastructures d’énergies renouvelables, les réseaux électriques intelligents, les systèmes de gestion de la circulation, etc. La présence de reproductions de bâtiments anciens permettra de mesurer les bénéfices des nouvelles technologies appliquées à l’existant.
Lire la suite »
Si la France ne présente pas le taux de connexion au web le plus élevé d’Europe, la démocratisation de l’usage d’Internet n’en est pas moins une réalité que les collectivités locales commencent à prendre en considération. Qu’il s’agisse de présenter un projet ou de solliciter l’avis des citoyens, Internet permet une autre forme d’échange entre les institutions et leurs publics.
Des méthodes virtuelles d’information et d’échange au développement récent
Tenir compte de l’avis des citoyens dans les projets publics, tel est l’objet de la concertation locale. Si l’interactivité que permet Internet semble tout indiquée pour ce type d’exercice, l’utilisation des médias sociaux et la création de sites spécifiques pour une concertation restent des pratiques récentes et encore non systématiques. Le fait est que la France a souffert, ces dernières années, d’un retard en matière de connexion Internet, ce qui a rendu plus difficile son utilisation par les collectivités locales : en 2010, 30 % des foyers n’étaient toujours pas équipés et la « fracture numérique » a été largement dénoncée à la suite du rapport Attali en 2008. Le recours plus massif aux stratégies en ligne dans la concertation locale est néanmoins perceptible ces dernières années. L’utilisation d’Internet pour la concertation locale peut prendre différentes formes, plus ou moins propices à l’échange.
Lire la suite »

L’heure est à la dictature du court terme, aux crises économiques, financières, écologiques, sociales qui surgissent de nulle part et de partout. L’heure est aussi au repli, au renfrognement, à la nostalgie du passé, à la délectation morbide devant tant d’effondrements. Rien n’incite à l’espérance. Rien n’incite même à regarder devant et loin. En sommes-nous si sûrs ?
Et si, au contraire, l’époque rendait possible, nécessaire ou même impératif d’inciter les citoyens à se projeter en avant, d’en appeler à leur imagination pour dessiner des futurs. C’est le pari que nous avons proposé à plusieurs collectivités publiques et à quelques entreprises. Et, à la surprise, grande surprise même de beaucoup, les citoyens ont répondu présents, ont manifesté beaucoup de joie (le mot vous semble grossier ?) à travailler ensemble, à concevoir les contours de leur ville ou de leur département.
Lire la suite »

Le 100 peut accueillir artistes, professionnels et amateurs
D’UNE POLITIQUE CULTURELLE AU SOUTIEN ECONOMIQUE A LA VIE ARTISTIQUE
Le développement des équipements culturels a été un des axes majeurs des politiques publiques en faveur de la culture depuis le ministère d’André Malraux.
Cette politique reposait sur la notion de diffusion culturelle, sur la réduction des inégalités géographiques plus que sociales de l’accès à la culture. Mais le coût de fonctionnement des équipements, les conflits entre leurs directeurs, les élus locaux et les associations ont vite montré que la politique culturelle ne peut pas se réduire à une politique artistique fondée sur la puissance des œuvres d’art.
Avec l’arrivée des socialistes au pouvoir et la décentralisation, une nouvelle politique culturelle a vu le jour, basée sur la démocratisation de l’accès à l’art mais aussi sur l’égalité de toutes les formes et pratiques artistiques.
Aujourd’hui, les collectivités locales sont les premiers financeurs de l’activité culturelle en France. Les politiques culturelles locales ont longtemps été des déclinaisons territoriales des systèmes d’intervention de l’état. Mais, si l’état se désengage, avec notamment des moyens en baisse pour la création artistique dans la loi de finances 2010, « Qui devient le chef de file ? » (Jean-Claude Lartigot, «Recomposer les politiques culturelles avec les agences régionales », in site web de L’Observatoire, octobre 2010)
Lire la suite »

Bye Bye Venus
Le théâtre de Suresnes Jean-Vilar prépare les vingt ans de Suresnes Cités danse. Créé à l’initiative de son directeur, Olivier Meyer, ce rendez-vous de référence de la danse hip-hop est une illustration de l’action que peut mener un théâtre de ville aussi bien dans le domaine artistique, dans l’intégration de différents publics que pour l’image et le renom de la ville.
Le point de départ de cette aventure est l’émergence en France dans les années 1980 du hip-hop. Cette danse est issue des diverses formes d’expression des ghettos et de la culture populaire dont le graff, la musique et la danse. Spectaculaire et acrobatique, le hip-hop se caractérise par des performances individuelles exécutées sur fond de rap. Cette danse naît et se développe en dehors de tous les circuits institutionnels culturels. C’est dans la rue que ces initiatives s’expriment.
Ces créations spontanées, Olivier Meyer les connaît bien. Son entreprise de production mise sur la rencontre de talents reconnus et de danseurs ou troupes qui le sont moins. Nommé directeur du théâtre de Suresnes, dans le cadre d’une délégation de service public, il cherche une idée forte pour créer une identité artistique pour la scène. Il assiste à un spectacle donné dans la banlieue de Montpellier par le chorégraphe hip-hop Doug Elkins. « Quelque chose m’a profondément touché chez ces danseurs », raconte-t-il.
« Il émanait d’eux un tel plaisir et une telle grâce, mêlés à un fort désir de partage et de reconnaissance… » Le cadre est né : créer des rencontres entre des chorégraphes reconnus et des danseurs pour créer un spectacle qui associe les règles de la chorégraphie et l’enthousiasme débridé du hip-hop. Le pari est risqué. Mais la magie a fonctionné.
Cette réussite repose sur certains principes.
Lire la suite »