Contesté et polémique, le projet de réaménagement des Halles est sur la bonne voie. En effet, les travaux de construction de la Canopée débuteront très rapidement pour une livraison en 2014.
Le projet de rénovation des Halles a pour ambition d’améliorer le fonctionnement et l’attractivité de ce site, première porte d’entrée de la capitale et équipement urbain majeur.
En 2016, le Forum sera complètement métamorphosé : espaces verts, espaces piétonniers, etc. permettront d’accroître l’attractivité de celui-ci.
Si le chantier de la Canopée entre aujourd’hui dans une phase décisive, certaines associations de riverains critiquent encore l’opportunité de cet équipement.
Autre projet critiqué, le Projet de Tour Triangle vient de franchir une étape décisive : le commissaire enquêteur a rendu un avis positif à la suite de l’enquête publique portant sur la révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme (PLU) nécessaire à l’édification du gratte-ciel, porte de Versailles.
Il a toutefois assorti son avis de trois réserves : il s’interroge notamment sur l’impact négatif de la future Tour sur le Parc des Expositions mais aussi sur les environnementaux de celle-ci (en effet, celle-ci devrait être accueillir à terme près de 5 000 salariés). Il demande également qu’une réflexion globale en matière de transports soit menée sur l’aménagement du quartier : en effet, celui-ci accueillera également le futur Pentagone à la française. Elus et riverains ont exprimé leurs inquiétudes quant à la dégradation des conditions de circulation.
Le projet consiste en la construction d’une tour de près de 200 mètres de Hauteur au cœur du Parc des Expositions, Porte de Versailles. Contesté, celui-ci avait fait, en 2008, l’objet de débats entre citoyens et élus.
Le dépôt de demande de permis de construire devrait intervenir en 2012 et le contrat final être signé une fois, l’autorisation purgée des recours et la démolition du hall 1 du parc des Expositions terminée.
Pour en savoir plus :
Le Figaro, La construction de la Canopée des Halles va débuter
Le Figaro, A Paris, la future Tour Triangle ne tourne pas encore rond
Urbanews, Oui au Triangle Parisien
Lucie Lafond

Un hôtel particulier dans le Marais
Le concept de « gentrification », développé dans le monde anglo-saxon (le terme vient de gentry, « petite noblesse » en anglais) fait son apparition en France dans les années 90.
Le terme a été créé en 1964 par la géographe britannique Ruth Glass, dans une recherche sur les changements sociaux à Londres. Elle s’interrogeait alors sur les raisons qui poussaient des ménages issus de la classe moyenne, à s’installer dans certains quartiers dégradés du centre-ville, plutôt que d’emménager en banlieue, le modèle dominant à l’époque pour toute la classe moyenne.
La référence historique parisienne du sujet demeure le quartier du Marais. Depuis, un certain nombre de quartiers ont connu la même évolution (Bastille, Les Halles, plus récemment le canal Saint-Martin…), mais le Marais semble être le quartier exemplaire dans ce processus de transformation.
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La gare de Strasbourg - Une gare ouverte sur la ville RFF / CAPA / Lionel Charrier (TOMA)
Depuis bientôt deux cents ans, les gares font partie de notre quotidien. Tout au long du XIXe siècle, leur construction a accompagné le développement industriel et la croissance des grands centres urbains. Pensées comme des lieux de passage, les gares étaient alors des ouvrages monumentaux, symboles de puissance ferroviaire et de croissance économique. Aujourd’hui, elles sont davantage imaginées comme des équipements urbains structurants. Leur fonction ne se limite plus à permettre l’arrêt des trains, des voyageurs et des marchandises. Elles sont des ressorts de dynamisation et de requalification des territoires.
En se transformant en « lieu à vivre », parfaitement inséré dans son environnement, la gare du XXIe siècle devient bien plus qu’un équipement de transport : un véritable projet urbain, réfléchi collectivement. Choix de son implantation, définition de ses fonctionnalités, partis pris architecturaux… elle implique désormais un grand nombre d’acteurs dont les compétences doivent se conjuguer et se coordonner.
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Bye Bye Venus
Le théâtre de Suresnes Jean-Vilar prépare les vingt ans de Suresnes Cités danse. Créé à l’initiative de son directeur, Olivier Meyer, ce rendez-vous de référence de la danse hip-hop est une illustration de l’action que peut mener un théâtre de ville aussi bien dans le domaine artistique, dans l’intégration de différents publics que pour l’image et le renom de la ville.
Le point de départ de cette aventure est l’émergence en France dans les années 1980 du hip-hop. Cette danse est issue des diverses formes d’expression des ghettos et de la culture populaire dont le graff, la musique et la danse. Spectaculaire et acrobatique, le hip-hop se caractérise par des performances individuelles exécutées sur fond de rap. Cette danse naît et se développe en dehors de tous les circuits institutionnels culturels. C’est dans la rue que ces initiatives s’expriment.
Ces créations spontanées, Olivier Meyer les connaît bien. Son entreprise de production mise sur la rencontre de talents reconnus et de danseurs ou troupes qui le sont moins. Nommé directeur du théâtre de Suresnes, dans le cadre d’une délégation de service public, il cherche une idée forte pour créer une identité artistique pour la scène. Il assiste à un spectacle donné dans la banlieue de Montpellier par le chorégraphe hip-hop Doug Elkins. « Quelque chose m’a profondément touché chez ces danseurs », raconte-t-il.
« Il émanait d’eux un tel plaisir et une telle grâce, mêlés à un fort désir de partage et de reconnaissance… » Le cadre est né : créer des rencontres entre des chorégraphes reconnus et des danseurs pour créer un spectacle qui associe les règles de la chorégraphie et l’enthousiasme débridé du hip-hop. Le pari est risqué. Mais la magie a fonctionné.
Cette réussite repose sur certains principes.
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Les projets de nouveaux stades sont nombreux et pourtant peu voient vraiment le jour, pourquoi ? Le stade fait peur, le stade coûte cher, le stade crée des perturbations dans son environnement proche. Bien que son rôle ait fortement évolué, le stade reste une infrastructure incomprise, généralement jusqu’au moment où il est construit… comme tout projet modifiant le quotidien des riverains, comme tout produit qui développe son propre intérêt une fois mis en service. Chaque nouveau projet de par son ampleur est soumis à une phase de concertation, période nécessaire pour rassurer les habitants du territoire. Beaucoup de sujets sont débattus, les nuisances et la question du financement en sont les principaux. Il est intéressant d’observer que peu de projets sont arrêtés pour ces deux raisons, mais pour d’autres…
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Le stade olympique de Montréal est un exemple marquant de la dichotomie entre le bénéfice image de la ville au niveau mondial et le déficit d’image au niveau local à cause d’un investissement sans fond et d’un paiement qui encore récemment restait problématique. Le stade est pourtant devenu un des symboles de la ville, notamment grâce à sa tour inclinée, la plus grande du monde. Au niveau local en revanche, il reste un sujet tabou : le stade n’était pas fini lors de la cérémonie d’ouverture et a connu des problèmes de fonctionnement et d’entretien depuis.
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Tout projet à partir du moment où il bouscule l’existant est un sujet de crainte. De par sa taille et son coût, le stade est souvent un projet compliqué à faire accepter par tous, la concertation est nécessaire pour une opposition d’arguments souvent connus d’avance : c’est un lieu vide toute la semaine et qui ne fait que drainer une population potentiellement dangereuse, ou au moins qui entraîne de forts désagréments en termes de bruits, de stationnement et de propreté lors des événements sportifs ou culturels.
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Face aux nouveaux besoins de consommation, les stades dits « historiques » construits généralement dans des centres-villes denses ne peuvent pas se renouveler et développer de nouvelles offres. Les grands clubs et les communes de grande taille tendent à vouloir pousser la création de ce genre de complexes là où l’espace et le financement le permettent, souvent en dehors des murs de la cité.
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L’usage du stade dépasse désormais celui du simple cadre sportif et culturel, « la structure stade » traduit de nouvelles attentes, celui d’un lieu de vie de la cité. Le stade devient un véritable pôle économique au sein de la ville et cela nécessite de nouveaux aménagements. Il faut des équipements commerciaux, culturels, il faut donc plus de place pour le construire et cela nécessite souvent son exclusion du centre de la ville.
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Nouveau pôle de centralité dans la cité, le stade est un lieu de récréation pacifiée depuis la renaissance de l’olympisme par Pierre de Coubertin, le symbole est d’autant plus fort lorsque son usage est détourné (JO de Berlin, Vél d’Hiv’) ou qu’un drame s’y produit (Heysel, Hillsborough, Furiani).
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