Toute l’équipe de rédaction vous souhaite une très belle année 2013 !
Tout au long de l’année, vous pourrez retrouver sur ce site mais aussi sur Facebook toute l’actualité de la ville durable et des territoires : mobilité, développement durable, concertation, urbanisme, aménagement, etc.
Enquêtes, reportages, interviews d’élus et d’experts, analyses, informations pratiques… cette année encore l’équipe des Cahiers de la Ville Responsable vous présentera les initiatives, les « bonnes pratiques », les projets qui sortent de l’ordinaire et les grandes questions clés de nos territoires !
A bientôt !
Il existe aujourd’hui en France un véritable engouement pour les écoquartiers : en 2011, on comptait près de 600 communes concernées par un projet.
A travers différents outils (Le Grenelle de l’environnement, le plan d’actions Ville durable, les deux appels à projets de 2009 et 2011, la création du Club national EcoQuartiers en 2010), les collectivités se sont emparées du concept.
Toutefois les différents dossiers déposés dans le cadre des deux appels à projets de 2009 et 2011 montrent une compréhension très variable des enjeux associés au concept d’écoquartiers.
La formalisation du concept et la nécessité d’accompagner les porteurs de projets se faisant de plus en plus prégnante, l’Etat affine peu à peu sa vision des écoquartiers et a engagé avec les acteurs concernés une réflexion sur les moyens de structurer la démarche. La création du Club national EcoQuartier en 2010 a été un premier pas : il a permis l’occasion de capitaliser les bonnes pratiques et de proposer un premier accompagnement aux porteurs de projets sur des questions relatives au pilotage, au montage et à la gouvernance des projets mais aussi sur la participation citoyenne.
Lire la suite »
Au programme de ce numéro : le phénomène éco-quartiers qui fait l’objet d’un grand dossier, une enquête sur le rapport des jeunes à la vie publique mais aussi l’inscription de la ville durable dans le temps ou les fonds européens.
Egalement au sommaire de ce numéro : un point d’étape sur la réforme des collectivités territoriales à travers à travers une de ses dispositions phare, la création des métropoles, nouvelles entités intercommunales.
Ce nouveau numéro est aussi l’occasion de découvrir des projets insolites tels que l’enterrement des villes ou les Slow Cities, mais aussi des innovations d’avenir comme les réseaux de chaleur.
Bonne lecture !
Vous habitez Paris ? Vous êtes intéressés par la vie publique ?
Donnez-nous votre avis!
Dans le cadre d’une étude sur la vie citoyenne à Paris, Etat d’Esprit vous propose de répondre à un questionnaire.
Réservée aux habitants de la ville de Paris, cette étude s’intéresse à la participation citoyenne à Paris, aux services publics locaux, à la vie de quartier et au le vivre ensemble.
Pour répondre au questionnaire c’est ici !
Merci de votre participation !
Face à la densification de l’espace urbain, architectures, urbanistes, acteurs publics mais aussi designers sont mobilisés pour expérimenter de nouvelles solutions afin d’améliorer la qualité de vie et les services aux citadins.
Parfaite illustration de cette réalité : les technologies de l’information et de la communication ont été mises au service des enjeux de déplacements. Choisir le trajet idéal d’une station à une autre, optimiser sa correspondance, être informé en temps réel de l’état du trafic… sont autant de services proposés aux citadins pour un meilleur confort au quotidien.
Les projets de mobilier urbain intelligent témoignent également de cette volonté. La Ville de Paris propose actuellement de découvrir 40 projets expérimentaux. Ces installations sont visibles dans tout l’espace public parisien et ce pour une durée de 6 mois à un an. Parmi les projets prometteurs, l’Abribus RATP designé par Marc Aurel et inauguré le 22 mai, situé sur boulevard Diderot dans le 12ème arrondissement de Paris. Multi-service et connectée, celle-ci n’est pas plus pensée comme un lieu de passage mais bel et bien comme un endroit à vivre et intègre un espace restauration et une bibliothèque libre-service.
Au service des citadins, le mobilier urbain intelligent doit également être pensé comme un moyen de lutter contre les inégalités : la réduction de la fracture numérique et l’égalité des services apparaissent comme deux enjeux auxquels devront répondre les équipements de demain.
Pour en savoir plus :
Après des années de disgrâce, voilà que les tours ont de nouveau droit de cité dans le ciel parisien.
Celles-ci ont, en effet, été bannies de la capitale à la fin des années 70 : la dernière tour construite à Paris est la Tour Montparnasse, inaugurée en 1976.
En 2018, la tour Triangle dans le 15ème arrondissement, le futur Palais de Justice de Paris dans le quartier des Batignolles (17ème arrondissement) et l’édifice Duo de Jean Nouvel dans le 13ème arrondissement devraient faire prendre de la hauteur à la ville.
Comment expliquer ce retour en grâce ?
Face à la raréfaction du foncier dans la capitale, de tels édifices sont perçus comme un moyen de remédier à la pénurie de logements et équipements collectifs comme en témoignent les propos d’Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris en charge de l’Urbanisme : « Nous avons décidé de refaire des tours à Paris car les terrains y sont rares et doivent être utilisés au mieux et parce que notre capitale ne doit pas devenir une ville musée» .
Lire la suite »
Contesté et polémique, le projet de réaménagement des Halles est sur la bonne voie. En effet, les travaux de construction de la Canopée débuteront très rapidement pour une livraison en 2014.
Le projet de rénovation des Halles a pour ambition d’améliorer le fonctionnement et l’attractivité de ce site, première porte d’entrée de la capitale et équipement urbain majeur.
En 2016, le Forum sera complètement métamorphosé : espaces verts, espaces piétonniers, etc. permettront d’accroître l’attractivité de celui-ci.
Si le chantier de la Canopée entre aujourd’hui dans une phase décisive, certaines associations de riverains critiquent encore l’opportunité de cet équipement.
Autre projet critiqué, le Projet de Tour Triangle vient de franchir une étape décisive : le commissaire enquêteur a rendu un avis positif à la suite de l’enquête publique portant sur la révision simplifiée du Plan Local d’Urbanisme (PLU) nécessaire à l’édification du gratte-ciel, porte de Versailles.
Il a toutefois assorti son avis de trois réserves : il s’interroge notamment sur l’impact négatif de la future Tour sur le Parc des Expositions mais aussi sur les environnementaux de celle-ci (en effet, celle-ci devrait être accueillir à terme près de 5 000 salariés). Il demande également qu’une réflexion globale en matière de transports soit menée sur l’aménagement du quartier : en effet, celui-ci accueillera également le futur Pentagone à la française. Elus et riverains ont exprimé leurs inquiétudes quant à la dégradation des conditions de circulation.
Le projet consiste en la construction d’une tour de près de 200 mètres de Hauteur au cœur du Parc des Expositions, Porte de Versailles. Contesté, celui-ci avait fait, en 2008, l’objet de débats entre citoyens et élus.
Le dépôt de demande de permis de construire devrait intervenir en 2012 et le contrat final être signé une fois, l’autorisation purgée des recours et la démolition du hall 1 du parc des Expositions terminée.
Pour en savoir plus :
Le Figaro, La construction de la Canopée des Halles va débuter
Le Figaro, A Paris, la future Tour Triangle ne tourne pas encore rond
Urbanews, Oui au Triangle Parisien
Lucie Lafond

Un hôtel particulier dans le Marais
Le concept de « gentrification », développé dans le monde anglo-saxon (le terme vient de gentry, « petite noblesse » en anglais) fait son apparition en France dans les années 90.
Le terme a été créé en 1964 par la géographe britannique Ruth Glass, dans une recherche sur les changements sociaux à Londres. Elle s’interrogeait alors sur les raisons qui poussaient des ménages issus de la classe moyenne, à s’installer dans certains quartiers dégradés du centre-ville, plutôt que d’emménager en banlieue, le modèle dominant à l’époque pour toute la classe moyenne.
La référence historique parisienne du sujet demeure le quartier du Marais. Depuis, un certain nombre de quartiers ont connu la même évolution (Bastille, Les Halles, plus récemment le canal Saint-Martin…), mais le Marais semble être le quartier exemplaire dans ce processus de transformation.
Lire la suite »

Les psychanalistes de l'ANPU en réunion de crise
Laurent Petit était humoriste quand il rencontra la problématique urbaine, au détour d’une conférence loufoque. En s’associant avec des architectes, il a fondé l’ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) qui a psychanalysé une trentaine de territoires.
Inspirée de Jacques Lacan, l’ANPU travaille son projet culturel sur le « tripode du RSI », le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire. Trois fonctions qu’utilisaient les psychanalystes en étayant leurs réflexions sur l’observation de la nature humaine, de l’être parlant et non du langage en lui-même.
Mélange étrange entre le stand up, l’urbanisme et la psychanalyse, oscillant sans cesse entre le sérieux et le surréalisme, Laurent Petit démasque les névroses d’un territoire et touche très souvent juste.
Comment êtes-vous devenu psychanalyste urbain ?
Ingénieur de formation, je faisais du stand up lorsque j’ai rencontré un chercheur qui faisait des liens entre Mickey la sourie et Michel ange au travers de recoupement un peu lacaniens, via des jeux de mot, des représentations graphiques. Nous avons mis en scène une conférence qui a fait le tour de France. Ca a interpellé des agents du patrimoine qui nous ont proposé de faire des visites guidées en utilisant ses recoupements surréalistes et lacaniens pour interpréter le territoire. Pour cela, j’ai rencontré des architectes, le groupe Exyzt. Notre première psychanalyse a été Vierzon en 2008, ça a enclenché le projet. Depuis trois ans et demi, on a psychanalysé une trentaine de territoire.
Lire la suite »
L’idée de faire « la ville sur la ville » apparaît aujourd’hui comme une perspective de plus en plus crédible pour le développement urbain.
La crise du logement dans les grands centres urbains, les réflexions autour du développement durable et raisonnée et la volonté des acteurs publics de limiter la croissance et l’étalement urbain permettent de penser la ville verticale comme une alternative aux formes traditionnelles d’urbanisme.
Si la densification urbaine est un objectif majeur de cette nouvelle forme d’urbanisme, il s’agit également de favoriser le développement de nouvelles formes architecturales et de nouveaux espaces publics : jardins partagés, cinémas, salles de sports, terrasses, lieux de fêtes…
Les villes de New York, Chicago ou Hong Kong ont vu ainsi vu se développer de nouveaux espaces.
La réinvention de la ville par le haut est donc une opportunité pour créer de nouveaux équipements et répondre aux enjeux de mixité sociale, fonctionnelle et écologique.
Si cette alternative peut paraître séduisante, il existe toutefois des limites aux possibilités d’extension verticale de la ville. Contraintes techniques et réglementaires et conflits de voisinage ou d’usage dans les futurs projets peuvent constituer des obstacles au développement de cette forme d’urbanisme.
Pour en savoir plus :
Urbanews, Toi toi mon toit
Atelier International du Grand Paris, Construire sur les toits